Depuis les débats publics de 2005, la FNAUT nationale comme les FNAUT Occitanie et Nouvelle Aquitaine ont toujours soutenu le projet LNSO.
L’État a confirmé, en juillet 2026, l’engagement d’un financement direct pour 40% en renonçant au partenariat public-privé (PPP). Pour le reste: collectivités locales 40% et Union Européenne 20% dans le cadre du RTE-T (réseau transeuropéen de transport),
Le projet se déroulera en 2 phases :
Phase 1, mise en service 2032:
– Création des lignes nouvelles voyageurs à grande vitesse : Bordeaux – Toulouse et Bordeaux – Dax, avec un tronc commun de 50 km sud de Bordeaux – Sud-Gironde.
-Création de 3 gares nouvelles sur les communes de Brax (au sud-ouest d’Agen), Bressols (au sud de Montauban) et Lucbardez-et-Bargues (au nord de Mont-de-Marsan), ainsi qu’une halte sur la commune d’Escaudes (Sud Gironde) ;
-Aménagements ferroviaires de la ligne existante Bordeaux-Toulouse au nord de Toulouse entre la gare de Toulouse Matabiau et Saint-Jory (AFNT) ;
-Aménagements ferroviaires de la ligne existante Bordeaux-Toulouse au Sud de Bordeaux entre Bègles et Saint-Médard-d’Eyrans (AFSB),
Les AFNT et les AFSB sont indispensables pour les SERM toulousains et bordelais.
Phase 2: ligne nouvelle mixte (fret/voyageurs) Dax-Espagne (coût 4 milliards d’euros).

Pourquoi ce projet est indispensable pour les usagers du grand Sud ?
Une décision pertinente techniquement
La ligne nouvelle Bordeaux-Toulouse, réalisée pour 2032, réduira la durée du trajet Bordeaux-Toulouse d’une heure, une performance inaccessible par la modernisation de la ligne existante ou même sa reconstruction partielle à un coût environnemental et financier très élevé avec la suppression d’une centaine de passages à niveau.
Une décision utile à l’aménagement du territoire
Le projet LNSO permettra de rattacher l’Aquitaine et Toulouse, aire urbaine de 1,3 million d’habitants en forte croissance démographique au réseau national des LGV, et de rapprocher Bordeaux et Toulouse de l’Espagne. Le LNSO bénéficiera aussi aux principales agglomérations du Sud-Ouest : Agen, Montauban, Mont-de-Marsan, Dax, Bayonne, Pau, Tarbes. La LGV Bordeaux-Toulouse constituera l’amorce d’une transversale sud à grande vitesse.
Une décision bénéfique pour les trains du quotidien
Le projet LNSO permettra de dégager des capacités pour les TER et Intercités sur le réseau ferroviaire actuel datant de la fin du 19e siècle et la création de services régionaux à grande vitesse assurant un développement pour le Sud Est et le Sud de Bordeaux.
Une décision bénéfique pour l’environnement
Le gain de temps apporté par la ligne nouvelle induira un report massif du trafic aérien Paris-Toulouse (3 millions de passagers par an) et du trafic routier interrégional sur le rail, donc une réduction de leurs nuisances et de leurs émissions de gaz à effet de serre.
Article de Christian Broucaret, Président de la Fnaut Nouvelle-Aquitaine



