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Crise au Moyen-Orient : la hausse des coûts de transport profite au ferroviaire

07 Mai 2026

La flambée des prix du carburant et des billets d’avion liée à la crise au Moyen-Orient pousse de plus en plus de voyageurs français à privilégier le train. Un report massif qui confirme l’attractivité du ferroviaire, mais qui accentue aussi les tensions sur l’offre disponible.

Un report croissant vers le train

La hausse des prix des carburants et du transport aérien, accentuée par la crise au Moyen-Orient, encourage de nombreux Français à se tourner vers le train pour leurs déplacements, notamment à l’approche des week-ends prolongés et des vacances.

Cette évolution se traduit par une saturation croissante de plusieurs grandes lignes ferroviaires. Michel Quidort, président de la Fnaut, observe que :

certaines lignes comme Paris-Lyon ou Paris-Bordeaux sont déjà saturées

. Il évoque « l’effet induit » de voyageurs « qui ne vont pas prendre l’avion ou la voiture et se reportent sur le train ».

Une offre ferroviaire sous tension

Déjà en forte croissance depuis la pandémie, le trafic ferroviaire bénéficie donc d’un contexte international qui renforce encore son attractivité. « Il y a un mouvement très sensible. Les périodes durant lesquelles les usagers trouvent moins de places disponibles, s’allongent », souligne Michel Quidort.

Si cette situation confirme l’intérêt croissant des Français pour le train, elle met également en lumière les limites de l’offre actuelle, avec un manque de rames disponibles pour absorber cette demande supplémentaire. Pour de nombreux voyageurs, anticiper leurs réservations devient désormais essentiel afin de garantir une place et des tarifs accessibles.

Article du Figaro, par Pauline Landais-Barrau