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Sud Vendée et Aunis voient passer les trains

27 Jan 2024

Pas de nouveaux arrêts entre la Roche-sur-Yon et la Rochelle

La Présidente de la Région des Pays de la Loire a annoncé le 12 janvier 2024, après plusieurs semestres d’hésitations, qu’il n’y aurait pas de nouvelle halte TER sur la voie unique. La demande est pourtant là : le passage de 3 à 4 AR Intercités par jour entre Nantes et Bordeaux est un succès, et le nombre de TER Nantes la Rochelle doit être portée à 4.

Entre les deux préfectures, séparées par 103 km, seule la gare de Luçon restera ouverte, malgré la mobilisation des habitants, de collectivités et des associations pour ouvrir des arrêts. La demande d’une halte environ tous les 20 km était économique et équilibrée.

Oubli des liens à développer avec les territoires les plus

Après une étude de potentiel émanant des collectivités et une proposition de desserte par les associations, les Régions ont lancé une étude qui sous-estimait les potentiels : prise en compte des seuls déplacements travail étude, des seuls déplacements entre la Roche-sur-Yon et la Rochelle, écartant les déplacements vers le Nord Vendée et la capitale régionale, Nantes, prise en compte insuffisante du littoral proche et de Fontenay le Comte. Ces observations transmises en novembre 2021, ont été très partiellement intégrées dans une présentation de scenarios mi 2023, qui écarte toujours le besoin de liaison du Sud Vendée avec le Nord Vendée et Nantes, qui ne propose aucune piste pour relier les gares à leur bassin proche, pour prendre en compte les dessertes par car et leurs manques, etc….

Seraient proposées par la Région : une offre de mobilité locale, et un car depuis Fontenay le Comte jusqu’à la Roche-sur-Yon en empruntant l’autoroute, ignorant les arrêts intermédiaires et imposant un changement à la Roche-sur-Yon. Ces « compensations » ne fourniront pas le service que le train pouvait donner, en rajoutant des véhicules et leur pollution sur la route.

Pour un programme Nantes-Bordeaux passé entre Etat et Régions

A l’époque de la « planification écologique » et du changement climatique, alors qu’une forte demande existe pour des déplacements moins carbonés, et que les Régions affirment être en faveur de la remise en état de la deuxième voie entre la Roche-sur-Yon et la Rochelle, les associations confirment le besoin d’une réponse immédiate et d’une démarche globale, pour cet axe structurant dont les infrastructures sont à charge de l’État :

– réouvertures de haltes, au minimum le Champ Saint Père, Velluire (proche de Fontenay), Marans, plus un arrêt proche de la Rochelle, procurant un service minimum : une gare tous les 20 km ; renforcement de la desserte TER avec 5 AR journaliers, possibles rapidement.

– élaboration d’un programme décennal avec remise en service de la double voie.et utilisation maximum de cette emprise existante ; multiplication des dessertes.

C’est une demande des usagers et de ceux qui voudraient bien l’être, des FNAUT régionales et de l’APNB (Association pour la Promotion de la ligne Nantes Bordeaux)

Un Intercité NantesBordeaux passe devant la gare fermée du Champ St Père, entre la Roche-sur-Yon au Nord à 20 km et Luçon, au Sud à 16 km.

Gare de Velluire fermée, à une dizaine de km des 15 000 habitants de l’agglomération de Fontenay le Comte. Gares les plus proches : vers Nantes, Luçon à 24 km, vers Bordeaux, la Rochelle à plus de 40 km

 

Gare fermée de Marans, 5 000 hab. en Nouvelle Aquitaine, à 24 km de la Rochelle