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Sécurité routière : face à la dégradation observée quatre ans de suite, une réaction décisive est indispensable et urgente

08 Jan 2018

Pour la quatrième année consécutive, la mortalité routière s’est aggravée en France. Or 55 % des accidents mortels se produisent sur les routes nationales et départementales bidirectionnelles (non équipées d’un séparateur central). Ramener sur ces routes la vitesse limite à 80 km/h est indispensable.

Le bilan 2017 de la sécurité routière est inacceptable : environ 3 500 tués, soit + 7 % par rapport à 2013 (et + 20 % si la baisse observée depuis 2002 s’était poursuivie). Les gouvernements Ayrault et Valls ont laissé la situation se dégrader, et leur objectif incantatoire – 2 000 tués en 2020 –  est devenu inaccessible.

 

Le 80 km/h, une mesure décisive

La vitesse joue un rôle dans tous les accidents de la route, comme facteur initial ou aggravant. La hausse récente de la vitesse moyenne est la cause principale de la dégradation de la sécurité.

Tous les experts l’affirment : ramener la vitesse limite de 90 à 80 km/h sur l’ensemble des routes nationales et départementales bidirectionnelles permettrait de diminuer d’environ 350 à 400 le nombre annuel des tués sur les routes (- 10 %), la distance d’arrêt d’urgence passant de 81 à 64 m.

Les automobilistes ont tout à gagner au 80 km/h (déjà adopté dans plusieurs pays européens) : sécurité améliorée, économie de carburant (120 € par an en moyenne) et meilleure fluidité du trafic.

Les « arguments » des associations d’automobilistes opposées à cette mesure sont dérisoires : l’objectif n’est pas d’accroître les recettes des radars, mais de sauver des centaines de vies humaines chaque année.

 

D’autres mesures sont nécessaires

D’autres mesures sont susceptibles, elles aussi, de créer un choc psychologique chez les conducteurs et de provoquer des changements massifs de comportements, en particulier :

– une forte augmentation du nombre des radars automatiques ;

– l’interdiction stricte d’utiliser le téléphone au volant et les systèmes signalant la présence des radars.

Le contrôle du transport routier de marchandises doit être renforcé (vitesse, temps de conduite, charges) : 400 personnes sont tuées chaque année dans un accident où intervient un poids lourd.

L’insécurité routière est directement corrélée au volume du trafic. Si des mesures spécifiques doivent être prises pour l’enrayer, le public doit aussi disposer des moyens de se déplacer sans voiture, et les chargeurs d’un autre mode de transport que le camion.

 

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