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Notre-Dame-des-Landes : un aéroport inutile

18 Déc 2017

Les trois médiateurs ayant remis leur rapport, on attend maintenant la décision du chef de l’Etat : la FNAUT espère un choix favorable à la modernisation de l’aéroport existant.

Une consultation peu significative

Le périmètre – le seul département de la Loire-Atlantique, et non les régions Pays de la Loire et Bretagne – retenu, après sondages, pour la consultation du 26 juin 2016 sur « l’aéroport du Grand Ouest » ne visait qu’à légitimer le choix du gouvernement Valls en faisant émerger un vote favorable à un nouvel aéroport.

L’Etat affirmait par ailleurs, ce qui était faux (voir ci-dessous), que l’aéroport existant de Nantes-Atlantique, même modernisé, ne pouvait répondre aux besoins futurs.

Le résultat du vote n’est donc pas significatif et ne doit pas influencer la décision finale.

Un rapport utile des médiateurs

Les trois experts membres de la commission du dialogue ont consulté largement, y compris les associations dont la FNAUT, et fait réaliser de nouvelles expertises, attendues depuis longtemps, sur les deux options possibles : modernisation de Nantes-Atlantique et transfert à Notre-Dame-des-Landes.

Ils ont démontré que la modernisation de l’aéroport existant, largement ignorée auparavant bien que recommandée par de très nombreux professionnels de l’aviation civile, constituait une alternative crédible à son transfert – techniquement, écologiquement et financièrement. 

Un mode de transport à repositionner

La FNAUT regrette cependant que les médiateurs ne se soient pas interrogés sur  le doublement annoncé du trafic aérien à Nantes, qui ne peut être accepté comme un phénomène inéluctable. Le transport aérien est en effet le plus gros consommateur d’énergie fossile et le plus fort émetteur de gaz à effet de serre.

L’amélioration des relations ferroviaires entre Nantes et les aéroports parisiens (via la grande ceinture parisienne sud) ainsi que le reste de la France (en particulier Bordeaux), et une taxation du kérosène consommé lors des vols intérieurs, peuvent contribuer à limiter la croissance du trafic aérien.

Un choix final qui doit tenir compte des contraintes financières et écologiques

Le choix entre la modernisation de l’aéroport existant et son transfert appartient maintenant au chef de l’Etat. La FNAUT attend qu’il soit conforme à ses engagements en matière de gestion rigoureuse de l’argent public, de sauvegarde de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique : la politique des transports doit être actualisée.

 

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