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Comment réduire les temps de parcours des trains : étude de Gérard Mathieu

06 Déc 2017

Contrairement à une idée à la mode, le temps de parcours reste un élément important du choix modal des voyageurs, comme le démontre la forte variation de la fréquentation à chaque ouverture d’une LGV ou à chaque introduction d’un ralentissement.

La FNAUT a donc demandé à Gérard Mathieu, économiste et expert ferroviaire reconnu, d’étudier toutes les méthodes permettant de réduire la durée des trajets ferroviaires.

Dans une première étude réalisée en 2015-2016, Gérard Mathieu avait recherché tous les relèvements possibles de la vitesse maximale des trains sur les lignes classiques. Conclusions :

– la généralisation du 200/220 km/h à tracé constant est une utopie car les possibilités sont rares, dispersées sur tout le réseau, et ne concernent que des sections de lignes souvent courtes (moins de 20 km), d’où des gains de temps très faibles ;

– on ne saurait donc trouver là une alternative à la construction de nouvelles LGV ni même une offre intermédiaire entre Intercités et TGV ; de tels relèvements de vitesse impliqueraient d’ailleurs de très coûteux aménagements des infrastructures existantes et poseraient de sérieux problèmes environnementaux ;

– par contre des relèvements de vitesse moins ambitieux (jusqu’à 140 ou 160 km/h) et donc moins coûteux, mais très efficaces, sont possibles sur environ 2 000 km de lignes ; on peut en outre supprimer les ralentissements intervenus sur de nombreuses lignes dégradées.

Voir la carte donnée en annexe, qui montre les lignes classiques sur lesquelles les vitesses des trains pourraient être relevées en priorité et les gains de temps correspondants.

Ces gains de temps étant modestes sauf exception (Lyon-Nantes), la FNAUT a demandé à Gérard Mathieu de rechercher d’autres possibilités de réduire les temps de parcours ferroviaires (en situation non perturbée) autres que l’augmentation des vitesses. Nous présentons les résultats de cette deuxième étude réalisée en 2017 à titre bénévole.

Tous les paramètres de l’exploitation ferroviaire ont été examinés. Contrairement aux relèvements de la vitesse maximale, les propositions sont diverses, applicables à l’ensemble du réseau, parfois peu coûteuses – voire gratuites – et peuvent être mises en œuvre rapidement.

 

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