Transition énergétique : oubli du secteur des transports

Le secteur des transports est quasiment ignoré par le projet de loi alors qu’il est le premier contributeur aux émissions de gaz à effet de serre.

Il est pourtant aussi énergivore que celui du logement et encore plus vulnérable à l’insécurité et au coût de nos approvisionnements en pétrole.

Le gouvernement annonce « des mesures ambitieuses » en faveur des transports propres et économes en énergie. Mais le volontarisme concernant les véhicules électriques cache le manque décevant d’ambition relative aux autres modes de déplacement. Aucun objectif chiffré de réduction des trafics engendrant des gaspillages énergétiques n’est fixé.

Le véhicule électrique, solution miracle ou mirage ?

Des mesures très coûteuses sont proposées pour stimuler l’usage de la voiture électrique. La FNAUT rappelle qu’au-delà de ses limites écologiques, déjà soulignées par l’ADEME, la voiture électrique est aussi encombrante que la voiture thermique et reste donc aussi inadaptée qu’elle au milieu urbain. 

La FNAUT s’oppose donc à toute autorisation d’emprunt des couloirs réservés aux bus, vélos et taxis par les voitures électriques. Si des facilités de circulation sont accordées aux voitures électriques, elles doivent l’être au détriment des véhicules thermiques.

La FNAUT rappelle par ailleurs que la baisse de 10 km/h des vitesses maximales autorisées sur les routes, voies express et autoroutes permettrait d’importantes économies de pétrole et une amélioration sensible de la sécurité. Une mesure simple et peu coûteuse malheureusement écartée.

Le report modal ignoré

Le vélo n’est pas cité. Il est pourtant parfaitement adapté à la ville, susceptible de devenir un transport de masse, et bien des mesures peu coûteuses restent à prendre pour en faciliter l’usage.

Le transport collectif est un autre parent pauvre du projet de loi : aucun engagement n’est pris pour le développer, puisqu’aucune source nouvelle de financement n’est envisagée.

L’autopartage est lui aussi oublié. Il est pourtant très incitatif à un usage plus fréquent du vélo et du transport collectif, et à une démotorisation des citadins.

Enfin rien n’est prévu pour corriger les conditions inéquitables de concurrence entre le transport collectif ou le transport du fret par rail ou voie d’eau d’une part, l’automobile, le camion et l’avion d’autre part. Les possibilités offertes par la fiscalité environnementale sont totalement ignorées.

 

Contact presse :

  • Jean Sivardière, président de la FNAUT, tél. 04 76 75 23 31
  • Gilles Laurent, vice-président, tél. 06 01 88 97 19

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