Gare TGV d'Allan

tgvrhoneLa gare TGV d’Allan : comment désaménager le territoire.

M. Thierry Mariani, secrétaire d’Etat aux Transports, vient d’annoncer aux parlementaires drômois que l’Etat financerait, à 50 %, une nouvelle gare TGV à Allan (à 13 km au sud-est de Montélimar). La FNAUT désapprouve fermement cette décision.

 

Un projet techniquement irrationnel

  • En contradiction avec les principes du Grenelle de l’environnement, la nouvelle gare, greffée sur la LGV existante Paris-Marseille, détruirait une zone arboricole riche et exigerait des accès routiers et des parkings gros consommateurs d’espace.
  • Elle n’accueillerait que 4 TGV aller retour par jour, et seulement en heures creuses.
  • Elle n’aurait aucune connexion avec les dessertes TER de la vallée du Rhône et ne serait donc accessible que par la route.
  • Elle signerait la mort de la desserte TGV, aujourd’hui correcte, des gares de Montélimar, Orange et Valence-Ville.
  • Elle dévaloriserait la gare centrale de Montélimar et amorcerait le déclin du quartier qui l’entoure, comme cela a été constaté à Valence et Avignon.
  • Le coût annoncé par les élus serait de 80 millions d’euros, mais il n’inclut pas les frais de fonctionnement de la gare. Et qui financerait les 144 millions d’euros nécessaires, selon RFF, pour les aménagements routiers ?
  • Enfin tout espoir de créer autour de la gare une zone d’activités n’est qu’une illusion, comme l’ont montré les nombreux exemples de gare TGV de plein champ analysés par la FNAUT (rapport à la DATAR, 2008).

En Lorraine, la gare TGV de Louvigny, implantée en pleine nature, va être abandonnée au profit d’une nouvelle gare située à Vandières, au croisement de la LGV Est et de la ligne TER Nancy-Metz : faut-il adopter une démarche inverse dans la Drôme ?

Une démarche très contestable

Ce projet, dont le financement semble ne poser aucun problème à l’Etat, est totalement incompréhensible à une époque où l’argent public est rare et où la régénération du réseau classique constitue une priorité de plus en plus reconnue et réaffirmée récemment par le ministre.

La Fnaut rappelle qu’un tel projet doit faire l’objet d’un débat démocratique national et d’une enquête publique avant toute décision. Une démarche qui relèverait du fait accompli contribuerait à un désaménagement du territoire en créant un doublon ferroviaire aux marges de la ville, isolé du réseau ferré classique.

 

Contacts presse :

  • Jean Sivardière, président de la FNAUT, téléphone 04 76 75 23 31
  • Jean-François Troin, vice-président, téléphone 02 47 54 06 59

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