Allan-Montélimar-TGV : un caprice de notables, contraire aux intérêts des voyageurs

La FNAUT condamne vigoureusement le projet de gare TGV implantée à Allan, à 15 km au sud-est de Montélimar. Abandonné en 2013, ce vieux projet renaît de ses cendres pour satisfaire l’ego d’élus qui se disent « développeurs » et risquent en réalité de « désaménager » le territoire.

Une gare inadaptée aux besoins des voyageurs

Peu de TGV desserviraient la gare d’Allan (la SNCF vient déjà de supprimer un des 4 allers-retours Vallée du Rhône-Paris) et, inévitablement, la desserte TGV des gares de Valence-ville, Montélimar, Orange et Avignon-centre serait encore dégradée.

Contrairement à la gare urbaine de Montélimar, la gare « exurbanisée » d’Allan serait très difficilement reliée aux transports publics de proximité. Son accès se ferait donc essentiellement en voiture. Les voyageurs ardéchois seraient les plus pénalisés par l’éloignement de l’accès au TGV.

Un impact négatif sur l’environnement, un développement économique illusoire

L’implantation de la gare et des parkings entraînerait une regrettable consommation d'espace à forte valeur agricole, l’imperméabilisation d’une surface considérable et un surcroît de pollution automobile.

On le vérifie autour des autres gares TGV implantées en rase campagne, il est illusoire d’espérer que le terrain vague jouxtant la gare se transformerait comme par miracle en « vecteur de développement économique ». Le centre-ville de Montélimar verrait ses activités commerciales davantage fragilisées.

Un gaspillage inadmissible d’argent public

Le coût de la gare pourrait atteindre 200 millions d’euros (construction, accès routiers et parkings), sans parler des coûts de fonctionnement. L’argent public, devenu rare, doit être dépensé à bon escient : alors que plusieurs lignes de la Région Auvergne-Rhône-Alpes sont menacées de fermeture et que la ligne de la rive droite du Rhône pourrait être rouverte au service voyageur, il y a des investissements plus urgents !

En Allemagne, en Belgique, en Italie, les TGV desservent les gares centrales : les voyageurs peuvent bénéficier de correspondances multiples.Avec bon sens, les élus du Sud-Ouest ont adopté cette disposition pour la LGV Tours-Bordeaux, et l’erreur commise en Avignon a été corrigée récemment.

La FNAUT demande donc aux élus promoteurs de la gare d’Allan de renoncer à ce projet inutile, ringard et ruineux.La modernité ne consiste pas à accentuer la dissociation entre réseau ferré classique et réseau des LGV, mais au contraire à la réduire.

 

Contacts presse :

- Jean Sivardière, vice-président de la FNAUT, tél. 04 76 75 23 31

- Jean-François Troin, animateur du réseau LGV-TGV de la FNAUT, tél. 02 47 54 06 59

- Pierre-Yves Campagne, pdt Association pour l’harmonisation des transports dans la moyenne vallée du Rhône, tél. 06 68 03 98 79

- Yves Boutry, Collectif des Usagers des Transports Publics en Sud Ardèche, tél. 06 80 35 46 95

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