80 km/h sur les routes secondaires : l'expérimentation doit être poursuivie

Une expérimentation du 80 km/h est en cours, elle a déjà un impact positif sur la sécurité routière. Elle doit donc être poursuivie afin que des conclusions incontestables puissent en être tirées.

Une remise en cause serait irrationnelle et démagogique

Le bilan 2018 de la sécurité routière reste inacceptable (3259 tués) mais des progrès très nets ont été enregistrés depuis 2017 : accidents corporels – 5 % ; blessés graves – 25 % ; tués – 5,5 % (- 189 tués).

L’adoption courageuse du 80 km/h a contribué à sauver 116 vies humaines sur les routes concernées (la mortalité sur les autres routes a au contraire un peu augmenté) et à éviter de nombreuses blessures graves. Les prévisions des experts du Conseil National de la Sécurité Routière sont confortées. 

La FNAUT déplore la destruction criminelle de 60 % des radars automatiques, qui provoque une hausse de la vitesse moyenne et pourrait fausser les résultats de l’expérimentation : sans elle, 60 vies supplémentaires auraient été épargnées fin 2018 selon l’ONISR.

Des dérogations au 80 km/h auraient des effets pervers

Ramener la vitesse maximale autorisée à 90 km/h au cas par cas, en fonction de la configuration des routes, serait désastreux : 55 % des accidents mortels se produisent sur les routes secondaires, et 36 % sur les routes secondaires rectilignes, les plus fréquentées. Or c’est sur ces dernières, qui donnent une impression trompeuse de sécurité, que la vitesse limite serait évidemment relevée en priorité.

Confier aux élus départementaux la responsabilité des limitations de vitesse n’est pas acceptable : la sécurité routière exige une expertise qu’ils ne possèdent pas. C’est une véritable science : on ne peut se fier à l’intuition. L’arbitrage d’une autorité nationale est indispensable.

La protection des usagers de la route doit être la priorité 

Les habitants des zones rurales – piétons, cyclistes, motards, automobilistes pour lesquels l’usage de la voiture est souvent difficilement évitable - doivent être protégés contre les risques routiers. Or la vitesse joue un rôle dans tous les accidents, comme facteur initial ou aggravant. La réduction de la vitesse de 90 km/h à 80 km/h, si son respect est contrôlé sérieusement, sauve des vies humaines.

D’autres mesures peuvent provoquer des changements massifs de comportements, en particulier l’interdiction stricte d’utiliser au volant le téléphone et les systèmes signalant les radars. Mais seule la  réduction de la vitesse se traduit rapidement par des gains de sécurité : on vient à nouveau de le vérifier. 

Les « arguments » des opposants au 80 km/h sont irresponsables : l’objectif n’est pas d’accroître les recettes des radars mais de sauver plusieurs centaines de vies humaines chaque année.

 

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