Pour les usagers locaux, mais pas seulement
La réouverture de la ligne ferroviaire au trafic voyageurs serait utile à une partie des 3 millions de visiteurs du Puy du Fou, et desservirait au quotidien plus de 30 000 habitants d’un territoire très actif, mais très motorisé. Elle permettrait des déplacements de proximité vers Cholet et Angers (accès au TGV vers Paris), et Nantes principal pôle économique, en fonction des services prévus.
Cette ligne (22 km, de Mortagne-sur-Sèvre aux Herbiers) à réhabiliter, encore parcourue par un train touristique, devrait donc sa réouverture à une demande du Parc touristique, qui assurerait 300 000 voyages/an. La réouverture d’au moins les deux gares de Mortagne et des Herbiers en plus de celle du Parc, permettrait d’atteindre aussi les 200 000 voyages annuels du quotidien. Soit une fréquentation journalière moyenne estimée de près de 1400 voyages/jour.
Mais les financements envisagés au CPER 2023-2027 (20 M€ pour l’État, 12 M€ pour la Région) sont à compléter. Le Parc s’est jusqu’ici refusé à tout engagement public, hors la prise en charge de la halte qui le desservirait. Il est espéré que les nouveaux exécutifs locaux élus en 2026 resteront déterminés pour faire avancer le projet. La réouverture annoncée en 2030 semble donc difficile à respecter, même si des études préliminaires ont déjà été faites.
Angers / les Herbiers, mais aussi Nantes / les Herbiers
Moyennant un rebroussement à Cholet, gare actuellement en cul de sac, la voie réouverte aux voyageurs permettra des liaisons directes des Herbiers vers Angers. La fréquence annoncée par la Stratégie Régionale pour 2030 y est attendue : un train par heure dans chaque sens. Pour l’association, différentes actions renforceraient la demande et la fréquentation quotidienne :
– Ouverture de la halte du Puy du Fou à tous les usagers, avec aménagement de voies d’accès pour tous modes (du piéton au car).
– Desserte vers Nantes, capitale régionale et grande ville la plus proche des Herbiers, qui donne aussi accès à des correspondances vers la Bretagne. Elle serait améliorée par un simple raccordement d’un km à hauteur de Mortagne qui permettrait aussi une liaison fiable et directe (sans rebroussement) entre les Herbiers et le centre de maintenance des rames à Nantes. La proposition suscite de l’intérêt.
Il serait nécessaire, au cas où le raccordement ne serait pas réalisé à la réouverture, d’en préserver l’emprise pour une réalisation ultérieure.
– Halte à l’Ouest de Cholet, desservant de nombreux habitants du Choletais, alors que les gares actuelles de Torfou et Cholet sont séparées par 24 km dans une zone assez dense.
La halte permettrait aussi des correspondances entre les dessertes Nantes / Cholet et Angers / les Herbiers. au cas où le raccordement souhaité à Mortagne ne serait pas réalisé. La halte renforcerait la fréquentation de la future liaison Angers / les Herbiers, mais aussi de la ligne 6 (Nantes / Cholet) et serait à équiper d’un tronçon à double voie permettant rebroussement et croisement des trains.
La réouverture de la gare de St Christophe du Bois, à 7 km de la gare de Cholet et à 4 km d’une future halte à Mortagne, répondrait à ce besoin. L’agglomération de Cholet a proposé une autre halte dans la zone d’activité du Cormier, à 2 km plus à l’Est. Le choix entre les 2 localisations nécessiterait des données sur le potentiel de fréquentation, les connexions avec les réseaux de transport urbain, le vélo, les coûts, etc….La solution « Cormier » serait plus pénalisante pour les usagers d’une liaison les Herbiers / Nantes » s’ils devaient y changer de train pour emprunter un Cholet / Nantes : leur trajet serait rallongé d’environ 5 mn.
Répondre aux besoins de déplacements entre Anjou et Vendée
Deux études récentes (2024-2025) montrent leurimportance via la Roche-sur-Yon et Cholet. La première (Université G. Eiffel) ci-dessous, reporte les seuls déplacements domicile travail.

La seconde (Geonexio / Transdev) basée sur les traces téléphoniques évalue les déplacements tous motifs, qui ne peuvent bénéficier d’une offre ferroviaire.

La liaison est certes assurée par la A 87. Mais un trajet Angers / les Sables revient à près de 30 € (péage et carburant, sans compter les autres frais), et entraîne une forte consommation énergétique, avec les émissions associées.
Une liaison ferroviaire directe Angers / la Roche-sur-Yon renforcerait le dynamisme de la zone et élargirait les possibilités de déplacement, en particulier pour les travailleurs, ou pour les visiteurs du Parc, créerait des correspondances vers les Sables d’Olonne et la Rochelle. Les liaisons longue distance Paris / les Sables d’Olonne continueraient à emprunter l’itinéraire actuel par Nantes, électrifié et rapide.
Il serait donc pertinent que soit maintenue la possibilité de prolonger la voie ferrée au-delà du centre des Herbiers en direction de la Roche-sur-Yon,
Après la réouverture de Cholet / les Herbiers, il restera entre Angers et les Sables d’Olonne une interruption ferroviaire de 40 km des Herbiers à la Roche, ou plutôt de 25 km entre les Herbiers et Chantonnay, suivant un ancien tracé en bonne part réutilisable, et desservant à mi-chemin Mouchamps ( 2 500 hab.).

L’emprise serait à protéger dans les documents d’urbanisme et de programmation.