Grèves : la FNAUT réclame une fin rapide du conflit et l’instauration d’un service minimum négocié

Grève SNCF-RATP : la FNAUT réclame une fin rapide du conflit et l’instauration d’un service minimum négocié.

 

Les usagers des transports n’en peuvent plus

Après six semaines de grève, les usagers, surtout les franciliens, n’en peuvent plus : temps de trajets fortement allongés, attentes interminables aux arrêts, retards au travail, pertes de revenus voire d’emplois.

Ils respectent le droit de grève mais n’en acceptent pas les dérives (blocage des dépôts de bus, fumigènes dans les couloirs du métro, pétards sur les voies ferrées).

Les négociations entre le gouvernement et les syndicats doivent maintenant mener à un accord et permettre un retour rapide à un fonctionnement normal des transports publics.

 

Un service minimum doit être instauré

Le transport public est un « service essentiel », de première nécessité, indispensable à tous, en particulier aux plus modestes, pour accéder aux études, à l’emploi, aux services, aux commerces et aux vacances.

Les grèves gênent les usagers de manière insupportable. Elles discréditent le transport public et affectent l’économie nationale. Les exploitants sont privés de recettes, donc de moyens pour investir et renforcer l’offre. Le report modal est entravé, la dépendance automobile est accrue, l’environnement est pénalisé.

Le « service prévisible » introduit par la loi Bertrand du 21 août 2007 ne garantit pas la continuité du service public en cas de grève très suivie et prolongée. Seule l’instauration d’un « service minimum » peut faire respecter le droit au transport reconnu par la loi au même titre que le droit de grève.

 

Comment instaurer un service minimum ?

La FNAUT propose un service minimum « librement consenti », négocié entre les exploitants (directions et syndicats), les autorités organisatrices et les représentants des usagers, sans intervention législative.

Si la formule est écartée, la FNAUT, dont la vocation est de défendre les usagers des transports publics, sera amenée à réclamer l’instauration d’un « vrai » service minimum, instauré par la loi comme en Italie et dans de nombreux autres pays européens.

 

Un service minimum pour tous

Il doit concerner d’abord les agents de SNCF Réseau indispensables à la circulation et à la sécurité des trains, sur le modèle du contrôle aérien. SNCF Réseau est un monopole : les trains des entreprises, de voyageurs (nouveaux entrants) ou de fret, non concernées par la grève doivent pouvoir circuler : le blocage des trains de fret pousse les chargeurs à se tourner durablement vers la route.

La FNAUT demande le maintien de deux services urbains sur trois en heure de pointe pour les modes lourds (il faut éviter un entassement dangereux des usagers sur les quais, dans les couloirs et les voitures).

De même, deux trains de grandes lignes sur trois (Intercités et TGV) doivent être maintenus, ainsi qu’au moins deux aller-retour dans chaque sens sur les « petites lignes » (rail et route).

Les correspondances entre trains de grandes lignes en circulation et TER doivent être assurées.

 

La FNAUT respecte scrupuleusement le droit de grève dans le transport public, mais elle demande un traitement à parité du droit au transport et du droit de grève : la liberté de circuler doit être garantie.

 

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