La FNAUT dénonce une nouvelle régression de l'offre ferroviaire

Le 9 décembre prochain, la SNCF prévoit de nouvelles baisses de fréquences et des suppressions de relations TGV, en particulier entre l’Est et le Sud-Est de la France. La FNAUT demande au Gouvernement de respecter ses engagements en matière de dessertes nationales des territoires.

 

SNCF Mobilités accélère la concentration de l’offre TGV au détriment de la desserte des territoires

A grand renfort de communication, la SNCF fait part de sa volonté de gagner des parts de marché grâce au TGV. En réalité, les améliorations apportées se limitent, sauf exception, aux LGV radiales et les TGV Ouigo à bas coût ne font que remplacer des TGV classiques. C’est le contraire de l’aménagement du territoire.

Plusieurs relations TGV se dégradent : la fréquence des dessertes de certaines villes moyennes est fortement abaissée, y compris sur des axes radiaux (Paris-Chambéry/Annecy) ; des liaisons TGV province-province sont réduites, ont disparu ou disparaissent encore, en particulier Lorraine (Metz/Nancy) – Méditerranée (Nice/Montpellier-Toulouse) et Strasbourg – Lyon – Marseille par le Revermont (Lons-le-Saunier). 

Après la suppression des trains de nuit et la dégradation observée sur les lignes TER, on fait tout pour « tuer » le trafic TGV : le premier TGV Strasbourg – Lyon arrive dorénavant à Lyon à 12h56 au lieu de 10h02 !

 

La réforme ferroviaire ouvre pourtant des perspectives de développement intéressantes

S’il manque 1 Md€ par an pour moderniser le réseau ferré et notamment les lignes régionales, la réforme ferroviaire présente des points forts : réorganisation de la SNCF, traitement de la dette, industrialisation de SNCF Réseau, réforme des péages facilitant le financement de certaines dessertes par péréquation.

Comme en Europe, l’ouverture à la concurrence ouvre des perspectives pour exploiter économiquement les TER, sans céder au malthusianisme de la SNCF qui promeut trop facilement la route. Quant aux Intercités nationaux, l’Etat et la mission Philizot travaillent à l’amélioration des services et des infrastructures.

La loi du 4 août 2014 a institué le principe d’un schéma national des services de transport à soumettre au Parlement (mais ce schéma n’a jamais été rédigé). La loi du 27 juin 2018 prévoit la conclusion de contrats de service public, y compris pour des relations TGV afin de « préserver des dessertes directes sans correspondance ». Enfin le Gouvernement s’est engagé au « maintien de la desserte des 230 gares TGV ».

L’Etat doit respecter ses engagements en matière de desserte des territoires par les TGV

 

Dans ce contexte, la FNAUT demande au Gouvernement :

- d’imposer immédiatement à SNCF Mobilités le maintien de la relation TGV Strasbourg-Marseille par le Revermont (ce train ne dessert pas Lyon en heure de pointe, ce qui facilite son maintien malgré les travaux à Lyon - Part-Dieu) et une meilleure répartition des  circulations dans la journée ;

- de retravailler les propositions faites pour maintenir des dessertes TGV de qualité entre la Lorraine et la Méditerranée, suite aux demandes légitimes de la Région Grand Est ;

- de définir au plus tôt les dessertes dites d’aménagement du territoire dans le cadre du schéma national des services de transport et de publier deux ans à l’avance les modifications horaires envisagées.

 

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