Lyon-Turin : la FNAUT appelle les Parlementaires à ratifier l’accord franco-italien du 24 février 2015

La FNAUT appelle les Parlementaires à ratifier l’accord franco-italien relatif au tunnel de base transfrontalier, élément clé de la nouvelle liaison. Elle dénonce les contre-vérités répandues par les opposants au projet, et leurs propositions irréalistes.

Un projet rationnel, écologique et européen

- Loin d’être le « grand projet inutile » diabolisé par ses opposants, le Lyon-Turin est indispensable à un report massif des trafics de fret et, en complément, de voyageurs sur le rail. Il réduira les nuisances dans les couloirs à camions que sont les vallées alpines, la Côte d’Azur et leurs itinéraires d’accès, et limitera la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre.

- Le Lyon-Turin est un projet structurant d’aménagement du territoire européen. Sa réalisation facilitera un rééquilibrage économique entre l’Europe du nord et l’Europe du sud.

 

Des contre-vérités

- « On peut dès aujourd’hui ramener la durée du trajet TGV Paris-Milan à 5h15 ». FAUX : une étude très précise de la FNAUT montre que le meilleur temps possible est 6h20 (annexe 1).

- « Le projet coûtera 26 milliards € ». FAUX : un tel coût intègre des projets indépendants du Lyon-Turin ou des composantes du Lyon-Turin abandonnées. Le vrai coût, pour la France, d’une ligne nouvelle continue entre Lyon et l'Italie est d’à peine 10 milliards € 2011 (annexe 2).

- D’autres contre-vérités sont réfutées en annexe 3.

 

Des propositions irréalistes (voir aussi annexe 4)

- « Il faut relancer immédiatement le trafic de fret sur la ligne historique Dijon-Modane et le développer jusqu’à saturation de la ligne ».

Une utilisation intensive de cette ligne, si elle était possible, induirait de fortes nuisances à Chambéry et Aix-les-Bains, accentuerait les risques de pollution du lac du Bourget en cas d’accident et, en saturant le nœud ferroviaire de Chambéry, pénaliserait le trafic TER.

En Maurienne, la ligne dispose d’une forte réserve de capacité, mais elle est pénalisée par ses fortes rampes (30 ‰). Face à la route, son coût d’exploitation est dissuasif pour les chargeurs. Selon l’opérateur suisse Hupac, un tunnel de base permettrait de réduire ce coût de 30 %. 

 

Une ambition à confirmer

Le Lyon-Turin doit permettre, comme en Suisse, de réduire de moitié au moins le nombre des camions traversant les Alpes franco-italiennes (2 600 000 actuellement par an). 

Son lancement doit s’accompagner d’une politique volontariste de report modal, en particulier d’une taxation spécifique du trafic routier franco-italien, suivant l’exemple de la Suisse qui finance seule ses nouvelles traversées ferroviaires alpines, sans aide de l’Union Européenne.

 

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